Première Nation Tsilhqot'in Centre de la Colombie-Britannique, Canada
Première Nation Tsilhqot’in
Centre de la Colombie-Britannique, Canada
Catherine Nolin, collaboratrice universitaire au CICADA, a noué un partenariat avec la Première Nation Tsilhqot’in afin d’articuler les voix et les perspectives de cette communauté à l’égard des industries extractives telles que l’exploitation forestière et les mines, particulièrement concernant la mine d’or et de cuivre New Prosperity proposée en 2012.
La lutte contre la mine Prosperity
« Alice William connaît tous les ruisseaux, toutes les sources et toutes les légendes de la région montagneuse de Ts’yl?os. »Catherine Nolin
University of Northern
British Columbia (UNBC)
L’article de Nolin a servi de plate-forme d’expression pour les nombreuses voix de la communauté. Les membres de la Nation Tsilhqot’in décrivent les impacts de ces industries extractives sur leur territoire et mettent en évidence la persistance des sociétés d’extraction des ressources dans leurs propositions d’exploitation.
« Comment pouvez-vous vivre votre culture si vous n’avez pas de territoire sur lequel le faire ? C’est quelque chose de quotidien. Nous dépendons de ce lieu. »
—Lois Williams, conseillère Xeni Gwet’in
Lien culturel avec la terre
Un lancé de pêche pour une grosse prise sur le Y’anah Biny (Lac Petit Poisson).Le travail de Catherine Nolin avec la Nation Tsilhqot’in identifie l’importance de la terre pour l’identité de la communauté et sa subsistance.
Le territoire tsilhqot’in comprend des sites sacrés, des zones de pêche traditionnelles comme Y’anah Biny (Lac Petit Poisson) et la région montagneuse de Ts’yl?os, qui revêtent une profonde importance culturelle et spirituelle. Le travail de Catherine Nolin documente comment la terre est intrinsèquement liée à l’identité tsilhqot’in, aux pratiques culturelles et aux moyens de subsistance, rendant la protection de leur territoire essentielle pour la survie culturelle.
« Avec tant de propositions, le système est débordé. Avec le prix des métaux, c’est comme s’il y avait une ruée vers l’or moderne. »
—JP Laplante, gestionnaire des mines, du pétrole et du gaz du gouvernement de la Nation Tsilhqot’in
Victoire historique sur les droits fonciers
En 2014, la Nation Tsilhqot’in a remporté une victoire juridique historique lorsque la Cour suprême du Canada lui a accordé un titre autochtone sur environ 1 750 kilomètres carrés de son territoire traditionnel — la première fois dans l’histoire canadienne qu’une Première Nation se voyait accorder un titre sur des terres en dehors d’une réserve. Cette décision historique a des implications importantes pour les droits fonciers autochtones à travers le Canada et a renforcé la capacité des Tsilhqot’in à protéger leur territoire contre des projets de développement non désirés comme la mine Prosperity.