Le peuple monkox de Lomerío, organisé dans la Centrale des communautés autochtones de Lomerío (CICOL), possède légalement et gère son territoire de 256 000 hectares dans le département de Santa Cruz, dans les basses terres de Bolivie.
Autonomie politique et droits territoriaux
Iokiñe Rodriguez
University of East AngliaMirna Inturias
Universidad NUR, Bolivie
Depuis 2016, les membres du CICADA Iokiñe Rodriguez (University of East Anglia, Royaume-Uni) et Mirna Inturias (Universidad NUR, Bolivie) travaillent à soutenir la revendication d’autonomie politique du peuple monkox de Lomerío. L’objectif principal de leurs activités a été d’influencer la prise de décision tant au niveau national que local en ce qui concerne la revendication d’autonomie territoriale des Monkox, dans la compréhension que l’autonomie politique est essentielle pour une gestion juste et durable des territoires autochtones. Les activités menées au cours des dernières années ont apporté une contribution significative à l’avancement de la revendication d’autonomie des Monkox.
📖 LIRE LE LIVRE :
CICOL, en partenariat avec Iokiñe Rodriguez et Mirna Inturias, a documenté l’histoire du peuple monkox de Lomerío, y compris leur chemin vers l’autonomie, dans le livre :
« The History of Lomerio: On the Road to Freedom » (2020) →
Foresterie communautaire et projets de vie
La foresterie communautaire est au cœur de la stratégie des Monkox pour la gestion et la reconnaissance territoriales. Dans le cadre du
projet INDIS,
CICOL élabore son projet de vie et développe une vision locale pour l’utilisation durable de ses ressources.
« L’autonomie politique est essentielle pour une gestion juste et durable des territoires autochtones. Grâce à la foresterie communautaire et aux projets de vie, le peuple monkox construit sa vision pour l’autogouvernance territoriale et la gestion des ressources. »
Gestion du feu et connaissances ancestrales
Suite aux incendies de forêt de 2019 qui ont dévasté la Bolivie, la Nation monkox de Lomerío a initié une série d’activités pour assurer un bon contrôle et une bonne gestion de l’utilisation du feu sur le territoire, y compris une recherche participative menée par des chercheurs autochtones en collaboration avec l’Université NUR et l’University of East Anglia pour récupérer les connaissances ancestrales sur l’utilisation du feu.