Le mariage précoce des filles dans les communautés maasai au Kenya est directement lié aux questions d’insécurité des moyens de subsistance, comme le soutient la partenaire académique du CICADA Caroline Archambault. Archambault souligne l’importance de comprendre les perspectives des femmes sur les moyens de subsistance et la tenure foncière, car elles mettent l’accent sur la relation entre la terre et le bien-être pour les Maasai.
Mariage précoce et insécurité des moyens de subsistance
« Par l’ethnographie, je propose une mise en contexte des facteurs sous-jacents qui ont donné lieu aux pratiques de mariage précoce chez les Maasai à Enkop et je mets en évidence les difficultés contemporaines du pastoralisme face à la croissance démographique, l’instabilité climatique, la réforme du régime foncier et les insécurités et défis entourant l’éducation formelle… le mariage est situé non pas comme une relique de la tradition et du patriarcat malveillant, mais plutôt comme une adaptation contemporaine à l’insécurité des moyens de subsistance. »
Réforme de la tenure foncière et perspectives de genre
Caroline Archambault collabore avec les communautés maasai pour y étudier les régimes fonciers, l’éducation et le genre.
Archambault travaille également avec les communautés maasai afin d’y étudier les impacts sur le genre des réformes touchant à la tenure des terres. Sa recherche examine comment le passage de la gestion communautaire des terres à la privatisation affecte les femmes maasai différemment des hommes, et comment ces changements impactent leur bien-être global et la sécurité de leurs moyens de subsistance.
« Les pâturages libres utilisés par les éleveurs nomades du Kenya sont touchés par la réforme foncière, qui transforme leurs « systèmes coutumiers » de gestion communautaire en les privatisant et en les allouant en pleine propriété individuelle… localement, chez les Maasai du Kenya, les femmes ont des opinions bien arrêtées sur la façon dont cette privatisation affecte leur bien-être. Il est impératif que les points de vue et les opinions des femmes profitent aux débats et discussions sur la réforme de la tenure des terres de pâturage… comme on le voit dans le contexte des débats sur la tenure foncière à Maasailand, les positions des femmes élargissent notre compréhension des processus de tenure et des impacts très vastes qu’entraînent les changements de tenure. Les femmes maasai ont des préoccupations et des perspectives différentes de celles des hommes au sujet de la privatisation, [et] les expériences des femmes amélioreront notre compréhension des façons complexes dont la tenure peut affecter le développement. [Dans] les discussions actuelles, l’emphase est trop fortement placée sur la productivité et les résultats potentiels d’efficacité de la réforme foncière. Les femmes nous rappellent que la privatisation des pâturages a des conséquences sociales profondes et importantes qui sont des déterminants clés du bien-être. »
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